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Notre-Dame-des-Landes : le rapport Royal juge possible l'agrandissement de l'aéroport actuel envoyé par ECODURALE.fr le 10/04/2016 @ 11:24
Moderniser l'aéroport actuel de Nantes Atlantique ou créer un aéroport revu à la baisse à Notre-Dame-des Landes. Telles sont les deux propositions retenues par le rapport officiel qui vient d'être remis à Ségolène Royal.


Le Conseil général à l'environnement et au développement durable (CGEDD) a rendu public ce mardi 5 avril son étude sur les différentes alternatives existantes pour le développement aéroportuaire du Grand-Ouest. Cette mission lui avait été confiée par la ministre de l'Environnement le 13 janvier dernier.

Ségolène Royal demandait aux hauts fonctionnaires de son ministère de présenter les avantages et inconvénients des différentes options envisagées. "Parmi ces options devront être inclus, outre le projet de Notre-Dame-des-Landes, le développement des infrastructures des aéroports existants (Nantes Atlantique, Saint-Nazaire, Rennes-Saint-Jacques)", indiquait la ministre.

Les solutions non nantaises sont très vite évacuées par les auteurs du rapport. "Les différents scénarios étudiés se résument, après analyse critique, en un choix entre une modernisation de Nantes Atlantique et un aéroport sur le site de Notre-Dame-des-Landes redimensionné à une seule piste, au lieu des deux prévues", conclut l'étude.

Le projet Notre-Dame-des-Landes surdimensionné

Les hauts fonctionnaires estiment que l'agrandissement et la rénovation des installations actuelles de Nantes Atlantique constituent une solution possible pour accompagner la hausse du trafic, dont ils estiment qu'il atteindra 5 millions de passagers vers 2020 et 6 millions vers 2025. D'autant plus, que les procédures d'atterrissage permettant de limiter le bruit n'ont pas été mises à jour conformément aux dernières recommandations de l'OACI. Mais, en même temps, le rapport conclut que "les questions de bruit resteraient très prégnantes".

Quant à Notre-Dame-des-Landes (NDDL), la mission le qualifie de "compromis acceptable" mais juge le projet surdimensionné en l'état actuel. "Son redimensionnement à la baisse permettrait de réduire la consommation d'espace d'environ 200 hectares et de réduire en conséquence l'importance des mesures compensatoires", juge le CGEDD. Sa proposition ? Une seule piste de 2.900 mètres en lieu et place d'un projet à deux pistes de 3.600 mètres chacune.

La pertinence du transfert validée selon Manuel Valls

Pas sûr que l'alternative proposée par le CGEDD permette de faire avancer les choses puisqu'elle laisse ouverte les deux options qui cristallisent les positions depuis des mois. Les premières réactions des pro et des anti semblent le prouver. Ce rapport "valide la pertinence du transfert de l'aéroport de Nantes sur le site de Notre-Dame-des-Landes", conclut ainsi le Premier ministre dans un communiqué, estimant qu'il constituera une contribution utile pour éclairer les citoyens appelés à se prononcer sur le projet de transfert "lors du référendum local, qui aura lieu en juin prochain".

"Le gouvernement vient d'essuyer un nouveau désaveu", réagit au contraire Europe Ecologie Les Verts (EELV). "Ce rapport d'experts vient (...) conforter l'alternative proposée depuis des années par les opposants au projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, à savoir l'optimisation de l'aéroport de Nantes Atlantique, option qui préserve les terres agricoles et la biodiversité", ajoute le parti écologiste.

En tout état de cause, si l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes devait se faire, sa taille devrait être considérablement réduite par rapport au projet actuel. Du moins dans un premier temps à en croire le Premier ministre. "La mission a étudié, en complément, une variante qui consisterait à ne réaliser, dans un premier temps, qu'une seule des deux pistes. Le rapport ne se prononce pas sur la faisabilité juridique de cette hypothèse", estime Manuel Valls.

Dieselgate : la majorité des voitures testées sur route émettent cinq fois plus de NOx qu'annoncé envoyé par Ecodurable.fr le 10/04/2016 @ 11:21
Les tests sur route réalisés par la commission ad hoc du ministère de l'Environnement démontrent que les émissions de la majorité des voitures Euro 6 sont cinq à dix fois supérieures au seuil règlementaire.



En conditions réelles, les émissions polluantes des voitures dépassent les niveaux règlementaires vérifiés lors de tests d'homologation sur banc d'essai. Le problème est bien connu, mais le ministère de l'Environnement a apporté de nouvelles précisions jeudi 6 avril en publiant les premiers résultats des tests français sur route. Pour la norme Euro 6, les dépassements du seuil règlementaire d'émission d'oxydes d'azote (NOx) sont systématiques et de grande ampleur, nous apprennent les mesures effectuées par la commission ad hoc. Un constat qui "fait tousser" France Nature Environnement (FNE).

Pour rappel, suite au "dieselgate", le ministère de l'Environnement a créé une commission technique indépendante de contrôle des émissions polluantes des véhicules chargée de mesurer les émissions polluantes de 100 véhicules. Elle regroupe des parlementaires, des associations de consommateurs, des ONG environnementales, les services des ministères de l'Environnement, de l'Industrie et de l'Economie, ainsi que diverses organisations et établissements publics spécialisés. Les tests portent en particulier sur les émissions de NOx de 100 véhicules diesel choisis de façon aléatoire sur le marché automobile français et représentatifs des parts de marché des constructeurs. Par ailleurs, la commission organise des auditions des constructeurs.

Les véhicules Euro 6 dépassent largement la norme pour les NOx

Le premier bilan dressé par le ministère de l'Environnement concerne les tests effectués sur les 52 premiers véhicules de quinze marques différentes, dont douze Renault, neuf Peugeot, six Citroën et cinq Volkswagen.

Les résultats les plus inquiétants concernent les tests sur piste (D3). Pour ce test, la contrainte a été très largement desserrée puisque les émissions ne sont qualifiées d'anormales que lorsqu'elles dépassent de plus de cinq fois les émissions de la norme. Malgré cet assouplissement, "les résultats obtenus montrent qu'une majorité des véhicules Euro 6 testés dépassent de plus de cinq fois leur limite d'émissions (80 mg/km) dont certains, bien au-delà". Plus précisément, treize véhicules sur 23 affichent des émissions de NOx plus de cinq fois supérieures au seuil règlementaire et quatre d'entre eux atteignent, ou dépassent, un niveau dix fois supérieur. Quant aux véhicules Euro 5 "certains" présentent des dépassements. En l'occurrence, huit dépassent de cinq fois le seuil règlementaire.

En terme de technologie, les véhicules Euro 6 dépassant le moins la norme d'émission de NOx lors du test sur route sont ceux combinant la recirculation des gaz d'échappement (EGR) et un traitement en continu des NOx (SCR). Sur dix véhicules testés, quatre affichent des dépassements qualifiés d'anormaux par le ministère. L'ajout d'un dispositif de piégeage et stockage des NOx (NOx Trap) semble être plus performant puisque aucun véhicule testé n'affiche de dépassement supérieur à cinq fois la norme d'émission. Toutefois, pour l'instant, seuls deux véhicules équipés de ce triple dispositif ont été testés.

Jusqu'à trois fois le seuil règlementaire sur banc d'essai

Les tests sur banc d'essais sont moins mauvais, même si des dépassements importants sont enregistrés pour certains véhicules. Le ministère indique que douze véhicules (principalement des Euro 6) dépassent de plus de 10% les normes autorisées lors du test D1, le test le plus proche des conditions d'homologation. Toutefois, ce test montre tout de même des émissions importantes : trois véhicules émettent plus de 200 mg de NOx par km (pour un seuil règlementaire à 80 mg/km), l'un de ces trois émettant environ 300 mg/km, soit plus de trois fois la norme. "Les constructeurs concernés ont été invités à fournir des explications sur les causes de ces dépassements aux membres de la commission indépendante", indique le ministère.

Concernant le test D2, qui modifie le cycle urbain du test officiel, quatorze véhicules testés ont obtenu des résultats jugés anormaux, c'est-à-dire dont le rapport entre les essais D1 et D2 dépasse un coefficient de 1,5. Parmi ceux-ci, "deux modèles du groupe Volkswagen dépassent largement l'écart jugé acceptable". Une autre marque, non nommée, affiche des résultats tout aussi mauvais, puisque les résultats présentés par le ministère font ressortir que les résultats de trois véhicules affichent un rapport entre les essais D1 et D2 supérieur à un coefficient de 3. Là encore, les constructeurs devront fournir des explications à la commission.

Ces dépassements sont-ils intentionnels ?

Ces résultats sont "totalement inacceptables", explique FNE. Le résumé de l'association, qui participe à la commission, est sans appel : les résultats des tests font apparaître des niveaux d'émissions de NOx "entre deux fois [la valeur règlementaires] pour les moins pires et dix fois plus pour les mauvais élèves". L'ONG pointe en particulier Renault qui a annoncé qu'il aurait pu réduire la pollution de ses voitures sans nuire à la performance du moteur et sans surconsommation. "C'est vraiment à se demander pourquoi ils ne l'ont pas fait jusque là ? Les dépassements sont-ils intentionnels, ont-ils été orchestrés ?", interroge la fédération, qui appelle à poursuivre les investigations "pour expliquer sans ambigüité pourquoi les systèmes de dépollution sont défaillants en mode d'utilisation normale".

Par ailleurs, le ministère envisage de donner des suites judiciaires "appropriées" aux dépassements constatés. Dès maintenant, FNE réclame qu'il saisisse la justice.

La folle stratégie d’EDF pour faire échouer la transition énergétique envoyé par ECODURABLE.fr le 02/03/2016 @ 05:59
La production d’électricité baisse, les coûts d’entretien explosent, la loi sur la transition énergétique impose des objectifs de réduction de la consommation… Mais EDF poursuit comme si de rien n’était sa stratégie ruineuse, analyse l’auteur. Au bout du chemin, la faillite et l’échec de la transition énergétique.


Benjamin Dessus est un ingénieur et économiste français né en 1939. Il est actuellement président de l’association Global Chance.


En déclarant, le 16 février dernier, qu’« il n’y a pas de fermeture prévue de centrales dans les dix ans à venir » [1], Jean-Bernard Lévy, le président d’EDF, a annoncé la couleur : il n’est pas question que son entreprise se plie à la loi sur la transition énergétique, qui impose « 50 % maximum de la production nucléaire dans la consommation d’électricité intérieure de la France en 2025 ». EDF veut continuer à exploiter l’ensemble de son parc, qui produit 75 % de l’électricité nationale, en prolonger la durée de fonctionnement de 10 ou 20 ans, et assurer la relève avec des EPR. À nous, consommateurs, de rendre compatible cette décision de l’électricien avec la loi de transition énergétique en accroissant de 50 % notre consommation d’ici à 2025 pour faire mathématiquement baisser le ratio. M. Lévy ajoute, néanmoins, que tout cela va coûter cher : il faudrait que l’État se décide à garantir à EDF un prix du nucléaire sur 30 ou 40 ans et un relèvement des tarifs aux particuliers…
Le nucléaire, et donc EDF, est aujourd’hui dans une situation difficile. La production mondiale d’électricité nucléaire a chuté depuis 2011 de 12 %. Les nouvelles capacités se substituent à des réacteurs arrivés en fin de vie et l’accident de Fukushima a eu des conséquences importantes sur la production nucléaire en Allemagne et au Japon. Les experts indépendants qui, dès 2005, avaient tenté de mettre en garde sur l’irréalité d’une reprise du marché [2] n’ont jamais été entendus. Et c’est donc à un marché atone – qui contraste avec celui de l’électricité d’origine renouvelable en très rapide expansion – que se trouve aujourd’hui confronté notre « champion » national

Le dérapage des coûts des chantiers EPR

Le contexte lui est fort défavorable. La consommation d’électricité stagne depuis plusieurs années et sa croissance en Europe d’ici à 2020 se situera, selon RTE (Réseau de transport d’électricité, une filiale d’EDF), entre + 0,7 % et ‐ 2 % par an et, en France, de + ou‐ 0,16 % par an, malgré les nouveaux usages de l’électricité régulièrement invoqués pour justifier un retour à la hausse [3] ; la loi de transition énergétique impose une division par deux de la consommation d’énergie en 2050 et l’on a du mal à imaginer qu’elle concernerait tous les produits énergétiques sauf l’électricité ; l’Allemagne se désengage du nucléaire, le Royaume Uni se contente d’en maintenir sa production en commençant à remplacer vers 2025 ses plus vieux réacteurs par deux EPR, et même la France a décidé de limiter la puissance de son parc à sa valeur actuelle. S’ajoutent à tout cela la chute récente des prix du charbon qui produit de l’électricité sur un marché européen saturé et la montée en puissance des renouvelables, qui font chuter les prix de gros.


Évolution de la consommation d’électricité en France depuis 2006, en TWh.


Évolution des investissements de maintenance du parc nucléaire français, en millions d’euros.

Mais, en mars 2011, l’accident majeur de Fukushima est venu rebattre les cartes. De nouvelles mesures de sûreté exigées par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) ont grevé le budget d’investissement initialement prévu. L’opération « grand carénage », prévue par EDF d’ici 2025, doit répondre à cette double exigence de sûreté et de cure de jouvence du parc. Estimée initialement à 55 milliards d’euros d’ici à 2025, la facture s’élèverait, selon la Cour des comptes [5], à 100 milliards d’euros d’ici à 2030. Mais elle permettrait peut-être, espère EDF, de prolonger la durée de vie des réacteurs de 10 ou 20 ans, et de mieux amortir ce très gros investissement, d’ampleur comparable à celui du parc actuel (96 milliards d’euros [6]). À condition que les solutions envisagées soient validées par l’ASN, réacteur par réacteur, ce qui n’est pas acquis.
Si tout va bien, le coût de production du mégawatt-heure (MWh) du parc rénové, autour de 65 €/Mwh [7], bien que largement supérieur au coût actuel du parc amorti, resterait très compétitif vis à vis de celui de l’EPR.

Une stratégie en contradiction avec deux points majeurs de la loi de transition énergétique

C’est la raison pour laquelle EDF tente cette opération délicate et risquée de prolongation des réacteurs. Délicate parce que l’incertitude pèse sur les conditions de prolongation du fonctionnement de chacun des réacteurs, risquée parce que les opérations de jouvence excluent des matériels comme la cuve et l’enceinte de confinement, des éléments essentiels de sûreté des installations qui ne sont pas remplaçables.


Jean-Bernard Lévy, le président d’EDF.

Cela représente un mur d’investissement nucléaire pour l’entreprise, auquel s’ajoutent une bonne quinzaine de milliards d’euros [8] à débourser pour construire les deux EPR que propose EDF au Royaume-Uni à Hinkley Point contre le rachat de l’électricité produite à 120 €/MWh pendant 35 ans et le rachat de la section réacteurs d’Areva (deux milliards d’euros). Sans compter le démantèlement des réacteurs et le stockage des déchets, dont les coûts prévisionnels ne cessent d’augmenter, ni le casse-tête de l’embauche et de la formation des 110.000 techniciens nécessaires avant 2020 [9].
À plus long terme, EDF parie sur la réalisation d’un EPR compétitif pour commencer à remplacer les premiers réacteurs âgés de 50 ans en 2028 [10]. Mais il faudrait réduire le coût d’investissement d’un facteur au moins 2 à 2,5 par rapport aux EPR de Flamanville et d’Hinkley Point pour produire de l’électricité autour de 60 €/MWh. Pari majeur puisque l’expérience historique montre que le gain entre les têtes de série et la série n’a jamais dépassé 18 %.



Problème, cette stratégie est en contradiction avec deux points majeurs de la loi sur la transition énergétique : la division par deux de la consommation finale d’énergie en 2050 (et donc une diminution de l’ordre de 15 % en 2025), et la limitation à 50 % du nucléaire dans la consommation électrique française en 2025 [11].
Quels que soient les efforts de pénétration de l’électricité dans de nouvelles applications, personne (à part EDF ?) n’imagine en effet une augmentation ; on prévoit plutôt une stagnation, voire une décroissance de la consommation d’électricité en France en 2025.

Réduire le facteur de charge du parc nucléaire

Il n’est pas vraisemblable non plus de multiplier par deux les exportations d’électricité actuelles (91 TWh en 2015), à la fois pour des raisons techniques (la capacité des lignes électriques transfrontalières) mais aussi économiques : la surcapacité de la plupart des pays européens retentit sur les prix de l’électricité hors pointe, qui s’effondrent.
Dernière solution, réduire le facteur de charge du parc nucléaire de 80 à 60 %, sauf que cette réduction provoquerait une augmentation du coût moyen de production de 25 % (de 65 € à plus de 80 €/MWh).
Seul l’arrêt de 15 à 25 tranches nucléaires du parc permettrait de respecter la règle des 50 %. Cette stratégie permettrait des économies d’investissement de maintenance de 25 à 35 milliards d’euros [12]. Par contre, elle rapprocherait d’une dizaine d’années les échéances du démantèlement problématique des centrales [13]. Elle poserait aussi évidemment à EDF des problèmes de réallocation d’emplois pour 8.000 à 12.000 travailleurs qu’il faudra former et affecter à d’autres tâches dans les 10 ans qui viennent.


La centrale de Saint-Laurent-des-Eaux, dans le Loir-et-Cher.

En fait, EDF et le gouvernement affrontent trois objectifs contradictoires :
- faire croître rapidement la proportion d’électricité renouvelable dans la consommation d’électricité à 23 % en 2020, comme la France s’y est engagée [14], objectif d’autant moins difficile à atteindre que cette consommation est faible ;
- faire décroître fortement la proportion d’électricité nucléaire destinée à la consommation française, objectif d’autant moins difficile à atteindre que cette consommation est élevée ;
- faire participer la consommation d’électricité à la décroissance continue de la consommation d’énergie finale nécessaire à sa division par deux en 2050, objectif synergique du premier objectif mais incompatible avec le second…

Repousser à plus tard la question inéluctable du démantèlement

Avec ses annonces, le président d’EDF, semble-t-il avec la complicité du gouvernement, joue la politique du fait accompli. Si l’on suit sa politique, il deviendra de plus en plus évident, dès avant 2020, que ni les 50 % de nucléaire, ni les 23 % de renouvelables en 2020 [15], ni les indispensables économies d’électricité ne seront au rendez vous.
Cette stratégie, dispendieuse et risquée, ne fait que repousser à plus tard la question inéluctable du démantèlement et enferme la France dans le choix nucléaire, quel que soit son coût, pour les 60 ans qui suivront 2030. Sans compter que les progrès du numérique et des transmissions, le développement des moyens de production d’électricité locaux, l’émergence de solutions de stockage décentralisées et de lissage des pointes de consommation engendrent dès maintenant en Europe du Nord une modification importante de l’architecture des réseaux : on passe d’un réseau fonctionnant en sens unique – depuis quelques sites de production jusqu’au consommateur – à un système de dialogue constant entre une myriade de producteurs et de consommateurs, en recherchant à chaque instant l’optimisation des comportements des uns et des autres.
En restant volontairement prisonnière d’une production nucléaire rigide toujours plus concentrée et de l’architecture maître-esclave qu’elle entraîne pour le réseau, la France se trouvera très mal placée pour accueillir l’arrivée massive des énergies renouvelables qui se profile d’ici à 2030.
Jean-Bernard Lévy, le président d’EDF, plutôt que de jouer la montre et de quémander des subventions déguisées pour maintenir le statu quo nucléaire, ferait mieux, une fois n’est pas coutume, de se soumettre aux lois votées par la représentation nationale après un long débat, plutôt que d’attendre des jours politiques éventuellement meilleurs pour le lobby nucléaire aux abois.



[1] À l’exception de celle de deux centrales prévue par la loi avec la mise en service de l’EPR de Flamanville.
[2] Voir les rapports annuels “World Nuclear Industry Status Report,” Mycle Schneider, http://www.global-chance.org/Nucleaire-la-grande-illusion-Promesses-deboires-et-menaces et http://www.global-chance.org/Nucleaire-le-declin-de-l-empire-francais.
[3] En France, par exemple, l’introduction de 5 millions de véhicules électriques dans le parc avant 2025 – hypothèse évidemment bien improbable (il n’en existe que 40.000 aujourd’hui) – n’entraînerait qu’une augmentation de consommation de 15 TWh d’électricité (soit 3 % de la consommation actuelle).
[4] En particulier du fait des défauts relevés sur le fond de la cuve du réacteur de Flamanville et actuellement en expertise.
[5] Rapport 2015 de la Cour des comptes, page 111.
[6] Cour des comptes , Les coûts de la filière nucléaire (2012).
[7] Cour des comptes, rapport 2015 page 124.
[8] 67% d’un coût de 24 milliards de livres.
[9] « L’ensemble des projets industriels d’EDF et leurs répercussions sur la filière nucléaire devraient nécessiter 110.000 recrutements d’ici 2020 dans les emplois directs et indirects », selon le rapport 2015 de la Cour des comptes, page 126.
[10] « EDF veut renouveler le parc nucléaire grâce à ses EPR », Challenges du 21 octobre 2015.
[11] Le respect d’une telle consigne en 2015 aurait supposé de faire chuter la production nucléaire de 416 à 245 TWh environ.
[12] Sur la base de l’évaluation de la Cour des comptes (1.600 €/kW)
[13] Le coût de 300 €/kW retenu par EDF pour constituer ses provisions pour démantèlement est contesté par la Cour des comptes.
[14] Paquet climat 2020 : 23 % d’électricité renouvelable dans la consommation électrique nationale.
[15] Cela supposerait en effet de pratiquement doubler la production d’électricité renouvelable cumulée actuelle, hors hydraulique.

Pollinisateurs : le Giec de la biodiversité tire la sonnette d'alarme envoyé par ECODURABLE.fr le 02/03/2016 @ 05:49
Les pollinisateurs, essentiels pour assurer les ressources vivrières mondiales, sont menacés d'extinction, prévient l'IPBES dans son premier rapport. Les experts pointent les insecticides néonicotinoïdes, parmi les facteurs du déclin des abeilles.


Le groupe d'experts internationaux spécialisés sur la biodiversité (IPBES), créé en 2012 sur le modèle du groupe international d'experts sur le Climat (Giec), a publié le 26 février son premier rapport qui alerte sur le déclin au niveau mondial des espèces pollinisatrices, à l'occasion de sa quatrième réunion plénière, à Kuala Lumpur (Malaisie).

Ce rapport, pesant plus de 800 pages, a été réalisé par 77 experts. Il est le fruit de deux années d'analyse des données disponibles, alors que les études scientifiques se succèdent sur la mortalité des colonies d'abeilles, confirmant le rôle d'agents infectieux et de pesticides qui sont susceptibles d'interagir entre eux.

L'abeille domestique à miel européenne (Apis mellifera) est "le pollinisateur le plus répandu dans le monde, produisant près de 1,6 million de tonnes de miel par an, selon les estimations. A elles seules, les abeilles sauvages comptent environ 20.000 espèces", soulignent les experts de l'IPBES. Des espèces de papillons de jour et de nuit, de guêpes, de coléoptères, d'oiseaux, de chauves-souris et d'autres vertébrés contribuent également à la pollinisation.

La perte des pollinisateurs impacte la sécurité alimentaire

Le rendement des cultures "dépend tant des espèces sauvages que des espèces domestiques". Le rapport rappelle "l'importance de la pollinisation pour la sécurité alimentaire mondiale". 80% des cultures à travers le monde sont dépendantes de l'activité des insectes pour la pollinisation, au premier rang desquels les abeilles domestiques et sauvages.

16% des espèces de pollinisateurs vertébrés (oiseaux, chauves-souris) sont menacées d'extinction à l'échelle mondiale et jusqu'à 30% sur les îles. "Et cette tendance risque de s'accentuer", préviennent les chercheurs, en s'appuyant sur les statistiques de la liste rouge de l'UICN. En Europe par exemple, 37% des populations d'abeilles, sauvages et domestiques, et 31% des papillons sont déjà en déclin, tandis que 9% de ces espèces sont menacées d'extinction.

Un résumé du rapport d'une trentaine de pages, à l'intention des décideurs, vise à les aider à impulser une politique afin d'enrayer les pressions. "Ce résumé a été validé par les représentants d'une centaine de pays. Il tire 22 messages clés, un ensemble de faits essentiels et surtout une palette d'outils pour l'action dont les décideurs publics ou privés sont invités à se saisir. La délégation française est intervenue pour faire en sorte que tout l'état de la science y soit pris en compte", a souligné Jean-François Silvain, président de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB) qui anime le Comité français pour l'IPBES.

Effets des néonicotinoïdes démontrés en laboratoire

Le déclin des pollinisateurs sauvages est principalement dû "à des changements dans l'utilisation des terres, aux pratiques de l'agriculture intensive et à l'utilisation de pesticides, aux espèces invasives [frelon asiatique, ndlr], à des agents pathogènes [parasites dont le varroa, ndlr] et au changement climatique", a résumé Robert Watson, le nouveau président de l'IPBES.

Le rapport pointe en effet les pratiques agricoles intensives, dont l'usage massif des pesticides néonicotinoïdes (imidaclopride, clothianidine etthiamethoxam). Leurs "effets létaux et sublétaux" sur les abeilles ou bourdons sont démontrés en laboratoire. Le rapport souligne toutefois le manque de données "concluantes en conditions réelles", tout en notant qu'une étude récente a montré des effets négatifs sur les pollinisateurs sauvages. Cette étude, menée sur le terrain en Suède, montre que "l'utilisation d'un insecticide à base de néonicotinoïdes [clothianidine par le biais de pollen de colza, ndlr] a une incidence négative sur la reproduction des abeilles sauvages, mais n'a aucun effet sur les colonies d'abeilles à miel".

Pour rappel, la Commission européenne a décidé en 2013 de restreindre l'usage de ces trois substances (thiaméthoxame, clothianidine, imidaclopride), au vu des risques suspectés pour les insectes pollinisateurs, et de lancer une ré-évaluation. "Les évaluations actualisées, qui se pencheront sur l'utilisation de ces substances en tant que traitement des semences et granules, seront finalisées pour janvier 2017", a précisé l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa). Deux autres substances néonicotinoïdes (acétamipride et thiaclopride) sont actuellement inscrites dans un programme de réexamen en vue de leur ré-approbation dans l'UE.

"L'incidence directe et indirecte des insecticides a été un des moments forts lors de la validation du résumé pour décideurs. Les experts suggèrent de réduire l'exposition des pollinisateurs. Le rapport invite à poursuivre les efforts pour évaluer les impacts, notamment à long terme et sur un ensemble large d'espèces", a précisé Jean-François Silvain. Les experts recommandent de réduire l'usage des pesticides, via des techniques alternatives de lutte contre les ravageurs, le soutien à l'agriculture biologique, l'agroforesterie ou encore la rotation des cultures.

Mais selon Le Monde, la présence de deux salariés des industries agrochimiques Bayer et Syngenta, parmi les experts de l'IPBES chargés d'élaborer ce rapport, a suscité la polémique durant cette session plénière, accusés de conflits d'intérêt. "La vraie question est de savoir si les scientifiques liés à l'industrie aident ou empêchent les progrès scientifiques", a répondu l'IPBES. Elle estime nécessaire d'impliquer les experts qualifiés de cette industrie "dans la recherche de solutions".

Impacts des plantes transgéniques : des lacunes de connaissances

Quant aux cultures OGM, leurs effets sublétaux et indirects sur plusieurs pollinisateurs "ne sont pas encore bien compris", indiquent les experts de l'IPBES. "Il est important de souligner ces lacunes de connaissances. L'incidence des plantes génétiquement modifiées sur les pollinisateurs est un domaine où il y a encore un gros travail à faire", a indiqué le président de la FRB. Or, "l'évaluation des risques, avant l'agrément de mise sur le marché ne prend pas suffisamment en compte les effets sublétaux et indirects des plantes transgéniques résistantes aux insectes ou celles tolérantes aux herbicides, en partie liée à ce manque de données", a-t-il prévenu.

Selon l'IPBES, la tolérance aux herbicides "réduit la disponibilité de mauvaises herbes", qui constituent une source d'alimentation pour les pollinisateurs. Au contraire, la résistance aux insectes "se traduit souvent par une diminution de l'utilisation d'insecticides et peut contribuer à atténuer les pressions qui s'exercent sur les insectes utiles, y compris les pollinisateurs".

Plus de conversions et plus d'achats, le bio ne connaît pas la crise envoyé par ECODURABLE.fr le 02/03/2016 @ 05:45
Le bio résiste à la crise agricole actuelle, avec une hausse continue des exploitations et une demande des consommateurs toujours plus forte. Mais la filière bio dénonce une coupe des aides, face au boom des conversions.


Alors que s'ouvre samedi le salon de l'agriculture à Paris, les consommateurs français se tournent de plus en plus vers le bio qui ne connaît pas la crise. La demande et la production locale ont continué d'augmenter en 2015, selon les derniers chiffres présentés par l'Agence bio jeudi 25 février.

Les surfaces engagées en bio s'élèvent à plus de 1,3 million d'hectares fin 2015, soit une hausse de 17% par rapport à 2014, selon l'Agence. La France reste le troisième pays européen producteur de bio derrière l'Espagne et l'Italie. La surface agricole utile (SAU) bio représente encore 4,9% fin 2015, alors que le plan Ambition bio, présenté en 2013 par le ministère de l'Agriculture, vise 8% fin 2017.

Une filière source d'emplois

Plus de 2.250 agriculteurs ont également converti leur exploitation en bio en 2015. Ce qui porte à 28.725 le nombre de fermes bio en France. Soit une hausse de 8,5% par rapport à 2014. A l'aval, le nombre d'opérateurs a également augmenté de 4,4% par rapport à 2014, avec 9.739 transformateurs et 3.513 distributeurs recensés.

Malgré cette progression, les producteurs bio ne représentent que 6,4% des exploitants français mais près de "10% des emplois agricoles", a souligné Elisabeth Mercier, directrice de l'Agence bio, devant la presse. La filière représente aujourd'hui plus de "100.000 emplois directs équivalent temps plein" : 69.000 dans les fermes bio et 30.000 liés aux activités de transformation et de distribution.

La production bio "poursuit son solide développement, entraînée par la hausse de la demande", a ajouté Mme Mercier. Consommer bio est ouvert à "toutes les catégories sociales. Le bio n'est pas une affaire de bobos !", a-t-elle renchéri. Selon le dernier sondage de l'institut CSA commandé par l'Agence, 65% des Français ont déclaré consommer au moins une fois par mois des produits bio, contre 49% en 2014. Ils sont 27% à en acheter au moins une fois par semaine, contre 19% en 2014.

Les magasins spécialisés plus fréquentés

Les préoccupations liées à la santé (63% des sondés) influencent les consommateurs à acheter du bio (sans engrais chimiques de synthèse ni OGM). 58% d'entre eux disent consommer bio pour "préserver l'environnement".

"La bio se veut une réponse à une alimentation responsable, citoyenne", a souligné Didier Perréol, président de l'Agence bio. Il s'est félicité de "la vitalité économique" de la filière. Le marché des produits bio a encore augmenté de 10% en 2015 par rapport à 2014 et atteint aujourd'hui 5,5 milliards d'euros. Les ventes "ont augmenté dans tous les circuits de distribution". Le premier lieu d'achat bio restent les grandes et moyennes surfaces (GMS) qui concernent 81% des consommateurs et représentent près de la moitié des ventes. 33% des consommateurs achètent sur les marchés, suivis des magasins spécialisés (29%) et de la ferme (23%).

"Le panier est plus rempli dans les magasins bio spécialisés qui représentent désormais 36% des ventes", a précisé Elisabeth Mercier. "Depuis le début de l'année, l'augmentation moyenne des ventes de produits bio dans ces réseaux est de l'ordre de 15%. Les réseaux spécialisés bio prennent de l'ampleur avec des ouvertures de magasins et des agrandissements, mais avant tout une hausse de la fréquentation".

Les fruits et légumes bio restent les produits les plus achetés des consommateurs en 2015 (78% des sondés), suivis des produits laitiers (65%), des œufs (53%), des produits d'épicerie (huiles, pâtes, riz) (51%), des boissons (47%), de la viande (39%) et du pain (31%).

Les trois quarts des produits bios consommés proviennent de France et "un quart de l'extérieur", a ajouté Mme Mercier. Les produits exotiques (café, cacao…), les produits d'aquaculture, le riz ou le blé dur restent importés. Tandis que des bananes bio proviennent désormais de Martinique, a-t-elle souligné. Les produits bios français continuent aussi de s'exporter (vin, biscuits, poulets, canards, choux fleurs, salades vertes…).

Plus de conversions … mais moins d'aides

Sur fond de crise des éleveurs, l'agriculture biologique a "une meilleure performance économique que le conventionnel", a indiqué le président de l'Agence bio Didier Perreol. Par exemple, le prix de vente du lait bio est aujourd'hui de 430 euros la tonne, contre environ 300 euros la tonne pour le lait conventionnel.

"De multiples raisons" conduisent les agriculteurs à la conversion vers le bio, a expliqué Elisabeth Mercier, comme "la santé". Les agriculteurs "sont les premières victimes des pesticides". La crise est également "un accélérateur". "Les raisons peuvent aussi être liées aux politiques publiques. Pour les grandes cultures, il y a eu une évolution du niveau d'aide", a ajouté Mme Mercier.

Le second pilier de la Politique agricole commune (PAC) 2015-2020, mis en œuvre par les programmes régionaux de développement rural, prévoit des aides à la conversion et au maintien de l'agriculture biologique. Dans un communiqué de presse commun publié jeudi, les Chambres d'agriculture (Apca), la fédération nationale d'agriculture biologique (Fnab) et le syndicat des transformateurs Synabio ont alerté le ministre de l'Agriculture et les Présidents des nouveaux Conseils Régionaux sur "la fin programmée des aides à l'agriculture bio".

"Parce qu'un nombre croissant d'agriculteurs souhaite passer à l'agriculture biologique et que ce mouvement a été largement sous-estimé (…), dans plusieurs régions les aides programmées pour la période 2015-2020 sont d'ores et déjà épuisées, comme dans le Centre et en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées", ont prévenu l'Apca, la Fnab et le Synabio. "Sur un marché intérieur en croissance de 10% par an, les milliers d'exploitants qui veulent passer à la bio doivent – sans exception – être soutenus et accompagnés dans leur projet de conversion", ont-ils indiqué.

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